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dimanche 6 mai 2012

Trail de Tiranges, la chasse au poulet.

Pérégrination annuelle à Tiranges, les dieux sont avec moi, les nuages noirs se sont éloignés, le ciel s'est éclairci, un signe
En ce matin d'élection royale, je sors du bar du village, la fumée de Gauloise et l'odeur de vin blanc encore collées au teeshirt. Là, je croise JujuTrail une énergie indescriptible se dégage de lui (je reviendrai sur son cas dans le prochain billet). Je panique et décampe nerveusement vers ma chambre d’hôtel faire mon affaire.
La rencontre : moi et le maître du Mont Thou Xpress (18min!)

Une grosse soixantaine de coureurs au départ, le tarif habituel, ambiance détendue, style sortie familiale.
Les premiers kilomètres sont avalés modestement, je galère malgré l'allure faible. Je ralenti et garde mon rythme. Je régurgite en cadence mes pains au chocolat du matin.
Départ détendu du manchon.

Après deux années à me prendre pour "L'aigle de Tolède",  j'applique aujourd'hui mes vieilles recettes, partir doucement, en garder sous le pied, assurer sur le plat, rien lâcher en montée, tout donner dans les descentes où j’essaye de semer mes poursuivants.

La première heure je reste à distance du groupe Dawa. Au profit d'une erreur d'itinéraire je recolle le groupe qui aussi rapidement disparait. Dans la première montée franche quelques jeunes loups tirent déjà la langue. Première grosse descente, je déboite, on y voit déjà plus clair.

Devant reste Juju, Teddy, Lionel, Anthony et Dawa. Je reviens sur Teddy "le Footballeur" rapport à ses cuisses surdimensionnées, on ne se quittera pas jusqu’à l'arrivée.

Dans une montée on retrouve Lionel qui s'est boité sur les dalles ultra glissantes du Saut du Bezan. Ses muscles traumatisés resteront en stress. Néanmoins, il se battra fièrement jusqu'au bout. Au profit d'une descente je quitte mes amis.

L'objectif désormais est de rencontrer Jujutrail. Quelques minutes plus tard Juju est enfin en vue. Je passe en mode Tortue Géniale et déboule sur ses chaussures en bas du ravin.

J'avais misé un paquet de pesos sur sa ganache, j'espère qu'il ne flanchera pas. Je l'encourage. On fait un bout de route ensemble. Rassurant, il semble en avoir sous le pied, on reste en contact et on s'encourage.

Nous attaquons une belle descente, dans la remontée qui suit, il ralentit et s'éloigne. Dommage je nous imaginais déjà "les deux Anges du Mont Thou Xpress" gravir la boite à Tiranges.
 
Triste, je poursuis seul mon aventure. Lors d'une longue remontée, je prends du rab. 5min plus tard je retrouve le balisage et Teddy. On se tire la bourre dans des traversées improbables, c'est sur le poulet se jouera entre lui et moi. J'élabore mon plan, contrôler et attaquer dans les descentes pour l'obliger à recoller sur le plat. Il reste 10km, dans la première descente j'attaque et prends quelques mètres décisifs.


Teddy semble marquer le pas, j'attaque la dernière descente tel Steven Seagal le couteau entre les dents, mais deux  crampes aux adducteurs mes fixent dans les genêts les deux pattes en l'air.  Je remonte au village de Chalencon en mode survie et essaye de me refaire la couenne histoire de pourvoir parer un retour de Teddy "le Footballeur".
Les crampes ne sont pas loin
En bas de la dernière descente, mon métabolisme est à nouveau fonctionnel. Je mentalise la volaille, il reste 3km, je trottine et fini tranquillement. C'est décidé ce sera poulet basquaise.

L'arrivée



Remise des Poulets


On peut dire que ce Tiranges 2.0  a atteint  la perfection, le zéro défaut, l’équilibre parfait entre distance, dénivelé et sanglionnage. Le genre de parcours aussitôt fini, tu as déjà envie d'y retourner. C'est beau, pittoresque et truculent. Encore une fois le balisage de mutant nous a permis de parcourir sereinement ces sentes magnifiques. Une course à redécouvrir chaque année.

Le poulet décédé : 2.4kg!

Résultats : ici

Compte rendu de Juju

Compte rendu de Matthieu



vendredi 4 mai 2012

Tiranges me voilà


La liste des inscrits pour l'authentique et célèbre Tiranges TechniTrail ne cesse de s'allonger. Deux années que j'en chie des ronds de serviettes, avec en apothéose un abondon l'année dernière
Cette année le parcours condensé nous garantit un expresso ristretto de sanglionnage.
Ça va tout même allez très vite, Dawa et le local Lionel débroussailleront vigoureusement le parcours. Derrière jungle JujuTrail affuté comme une arbalète fera surement péter le peloton venu chercher du croupion de volaille.
Moi derrière, je ramasserai les déchets et les champis si j'en trouve .


D’après le dernier tracé, le parcours devrait bien faire 44km,ouf ! Sauf détour sylvicole.


Affuter les machettes !

lundi 27 février 2012

Planning peluches et combines moulantes


22 Janvier : Pyramide d’Oz (avec Gaëtan des Chauds Patates alias Georges)
Résultats (19ème ) :  Résultats sur le site de la course


11-12 février : TSF (avec Jean-Chri Corsica Power)
Résultats (51ème) :  Résultats sur le site de la course


  
26 février : Sybelles (Avec Gaëtan des Chauds Patates alias Hugues)
Résultats (38ème) : Résultats sur le site de la ffme

4 mars : Grande Trace (avec Jean-Chri Corsica Power)


14-18 mars : Pierra Menta  (avec Jean-Chri Corsica Power)

Après : Peut-être ou surement de belles bambées de fin de saison en mode course ou pas.

dimanche 26 février 2012

Sybelles avec George

Il aura suffi d’un pigeon voyageur à Gaëtan puis de sa réponse en signaux de fumé pour que nous retrouvions dimanche avec 80 autres coureurs dans le poulailler de départ.
Je passerai sur le fait  que nous faisons l’impasse sur l’échauffement, autant dire que le départ est des plus folklorique. C’est la foire et sans les watts  pour doubler comme des gorets notre  départ est minable
Après 900m on sort enfin de la brume pour découvrir les merveilleux paysages Belledonniens. Transcendés par la beauté du lieu, nous retrouvons un peu de motivation et nous arrivons difficilement à  remonter  quelques équipes.  A la brèche du Jarnalet , la manip est impeccable. Mais pas de bol les godasses de Gaët nous jouent des tours dans la descente.
On repeaute pour 900m, au départ l’allure retrouve de la vigueur, mais à mi pente  nous faiblissons doucement et cela se poursuit dans le beau portage qui nous propulse vers les crêtes de Merlet.
Dans la dernière montée  du col de Montfossé  nous restons scotchés comme deux vieilles chaussettes sales. Une mini descente dans laquelle je m’en colle une bonne, puis nous remettons les skis sur le sac pour les derniers 50m.  Dernière descente, pas faciles  mais bien plaisante à mon gout.
Sur la longue piste forestière vers l’arrivée, je ne glisse plus un cachou, mes skis rigolent  "Tu aurais dû nous farter gros naze".  
Et hop, c’est fini, nous quittons prestement nos déguisements et nous filons vite à la bière, le meilleur moment, partagé avec Rico, Magnum, Yannick et George, manquait que les chips.



Résultats : 38ème

photos et flim sur le cyclims à venir

lundi 20 février 2012

TSF zéro faute

Première grosse course de la saison (4500de D+ sur 2 jours), la météo glaciale nous poursuit inlassablement, mes pieds à peine décongelés du weekend dernier en ont encore fait les frais.



L'équipe de Gaëtan et Florentin, la cible du weekend
Samedi, c'est l'étape de la Tournette, nous débarquons motivés, vêtus de nos combinaisons du Fucking Blue Boy. Le départ donné, nous nous démenons à la limite du raisonnable pour suivre la meute de skieurs surentrainés.

Habits de lumière

Je reste encore une fois médusé devant la vitesse des départs. Nous sommes dans les derniers...à bloc!

L'itinéraire encore une fois est superbe, très bien tracé, intelligent et complet. Il nous extirpe en quelques minutes hors des nuages. Dans la première descente nous doublons enfin quelques équipes. Suivent trois autres montées où l'on sera assez efficace. Nous terminons  56ème en 3h41, très satisfaits de notre course.


Dimanche l'étape des Sources du Fier, le départ est encore plus glacial que la veille.  Je balise pour mes pieds. Les premières minutes sont mieux négociées. Nous essayons de bien nous placer pour aborder les parties techniques avec crampons et longes. Devant ça brésaille pas mal dans les manips, ça a le mérite de nous refaire la cerise.

Pour terminer, il reste 120m de montée au sprint, nous essayons de rattraper les équipes devant mais sans succès. Nous finissons 60ème de l'étape (on pensait mieux?) et nous préservons notre 56ème place au général.

Pas le temps de profiter du festin d’après course à Faverges, nous filons directement, mes amis corses ont leur bateau à attraper ce soir.

Weekend parfait, coéquipier au top, pas de problème de matos, bonnes conditions. La TSF est assurément le plus beau rendez-vous de la saison.

dimanche 4 décembre 2011

Trail Impec, spécialité créole

Fraîchement débarqué en Guadeloupe j'enfile déjà ma tenue de Jedi du trail. Prêt à en découdre avec un parcours annoncé humide et tortueux à travers la région des Grands Fonds, il pleut un peu depuis plusieurs jours, ici un peu c'est beaucoup chez nous. La Guadeloupe authentique certains diront.

Quand je pointe mon museau de métro il y a 150 coureurs inscrits, il fait déjà 28°C et j'ai vidé ma gourde. J'arrive en touriste, je n'ai plus d'eau, pas de barre et je suis chaussé en pneus slicks. J'arrive tout de même à taxer un sachet de Pépito local.

Ah oui j'oubliais, avant le départ au détour d'une conversation mes grandes oreilles à l'affût captèrent :

 "Les gars j'ai fait la reco cette semaine, z'allez voir ça court pas , faut traverser des rizières , en plus c'est plein d'herbes, z'allez voir c'est mortel!" 

Des rizières et puis quoi encore on n'est pas en Chine ici, le gars il hallucine, me dis-je vilement.

8h00 départ, je suis déjà trempé par la moiteur matinale. Mon sac trop léger me fait alors craindre le pire.

Départ, la surprise
5 min de course on y est , végétation dense, des racines à profusion, de la boue partout et je vous le donne Émile, les fameuses "rizières".  Donc par "rizières" il fallait entendre des champs gorgés d'eau entrecoupés de ravines avec plus d'1m de flotte.

Je passe la première ravine façon plat ventre, tranquille avec style. La deuxième façon Canadair, écopage avec les naseaux et la bouche, top classe.

Comme ça pendant 15km, avec en plus des passages de barbelés, des descentes accroché aux arbres, des montées à la force des bras, et des toboggans d'argile alternant avec ceux en herbes.

Je ne vous cache pas que la course de touriste est vite oubliée et je me prends vite au jeu.

Au bout d'une heure et demi le climat tropical et les dévers déraisonnables ont raison de mon petit corps et de mes Pépitos qui ne sont plus que bouillies. Ma gourde reste vide.

Début fringant
Ça court !
Mes nombreuses et joyeuses zippettes me garantissent de garder quelques souvenirs pour le reste des vacances. Je ralentis, mes appuis sont approximatifs, je suis seul, je m'égare, coup de bambou.

Hé hop un groupe me double, je recolle tel une sangsue, il reste 2km et les derniers plongeons dans les ravines me redonnent la fougue du cabris. Tirage de bourre en bonne et du forme pour grappiller quelques places. Je récupère mon tee-shirt et je remplis enfin ma gourde.
ravinounette

Grosse éclate, je me suis rarement autant amusé sur un trail, d'ailleurs ça ressemblait plus à un parcours aventure. Un délice créole, c'est la première fois que je bois la tasse sur un trail. Les vacances commencent bien.


Mes photos prises prés de l'arrivée ici.

mercredi 5 octobre 2011

Grésivaudan Xpress - Rachais

5ème étape des Xpress, ma préférée.  Pour ma pomme c'est le retour aux affaires , pas beaucoup de monde ce soir,  n'empêche 30 secondes après le départ je suis dans le dernier wagon. Prudent, j'essaye de coller les basks de Den's, dans le mur de coupe je me refais un peu la cerise. Ensuite sur la traversée, j'arrive péniblement à tenir ma place, grâce à Gaet mon lièvre du jour.

 
Gaëtan by Yvon

Den's by Yvon

Ouam by Yvon
Puis comme prévu, dans la dernière série de lacets je reste collé au sol comme une vieille crotte de nez séchée.Je finis en rampant en 41:10 (47 sur 79) content. Le temps médian est de 40:00 (1230m/h) y'a du niveau boudiou!

Le Scud du jour encore une fois Nicolas Hairon 32:49 (1499m/h)  c'est beau;

Ma douce by Yvon
J'attends ma douce dernière et heureuse , on roule avec Yvon jusqu'aux lumières de la ville la tête et les mots dans nos projets hivernaux. En bas, de la sueur, des chips et du Pago à volonté le kiffe man!

Manquait juste Jeff et Loïc pour me mettre une valise.


Résultats et photos sur le site des Xpress





jeudi 4 août 2011

TOE, Défi au long cours ou sacrifice pédicural ?


Depuis un an je décortique  les « Endurance Mag », « Sciences et Sports »  et  « Cuisine du Sud Ouest »  avec pour objectif secret, une nouvelle technique d’entrainement révolutionnaire.
Habilement nommée la technique Mexicaine (cf. carnet de transpiration), elle consiste à courir peu et à se nourrir d’arachide, de fromage, et de haricots rouges. Les Chorier, Lorblanchet et autres n’ont qu’à bien se tenir! C’est donc frais comme une ablette que je pointe mon corps ultra entrainé.



Accompagné de mes deux amis des Huiles, Jeff et le Squal, la veille nous gagnons le lieu du départ.
Ils sont fiers et leur regard profond en dit long sur leur motivation et leur préparation.
Leurs muscles tendus pourraient trancher un jambon Corse. Ils sont beaux et sereins, je les admire. Ils préparent leurs sacs avec précision et dextérité. Les sacs vitaux sont déposés, désormais  le retour en arrière est impossible, des gouttes de sueurs perlent sur nos tempes.

Rien n’a été laissé au hasard, matériel Shimano de compétition, gels,  manchons de compressions. Les  temps de passages,  le profil, les cartes, les pièges, et le plan de nutrition sont mémorisés dans nos cerveaux suroxygénés, la peur transpire de nos collants.

Dehors la tension est déjà palpable. Le vent balaye les rues désertes de la station silencieuse. Un chat noir passe. Un volet claque.  Fébrile, j’hésite à sortir un gel.

Pour conjurer le mauvais sort, nous dégustons une bière accompagnée de biscuits salés au saloon du coin.  La suite, une pizza et une nuit  profonde qui renforcerons nos âmes d’ultra sportifs.

Le grand jour, Arnaud, clame le départ, les pèlerins ont déjà sorti leurs bâtons.

La première descente permet de me rassurer sur mon potentiel musculaire. 

Au col de Cluy, la pluie tropicale coule sur mes muscles en feu, des volutes de vapeur se dégagent autour de ma silhouette.

Besse, mon plan se déroule sans accros. La Mexicaine fonctionne t’elle donc vraiment ? La prophétie est en route.

Emparis, mes pieds creusent des tranchés dans la terre humide et meuble du plateau

Au Chazelet, Eric Thunder Bonnotte se met en marche, rien ne pourra plus l’arrêter.
Il semble voler ses pieds ne touchent plus le sol, est-il humain ?

La Grave,  je retrouve  Seb (Louvet), nos énergie sont en phases,  le pacte des Loups des Écrins est signé.
Arsine, Casset, Monétier, une formalité, nous capitalisons nos forces corporelles et spirituelles.

Col de l’Eychauda, nous contenons toujours notre véhémence, nous connaissons parfaitement les difficultés de ce parcours de titan. Néanmoins nous nous faisons de moins en  moins volubiles.

La belle descente vers Chambran est avalée avec délectation. La suite est moins savoureuse.
A Vallouise, Arnaud et son équipe s’occupent de mes pieds à moitié moisies par l’humidité.
La journée touche à sa fin. Nous passons en mode furtif, nom de code Black Night.  Je branche mon sonar. A Entre-les-Aygues notre puissance mentale et physique s’essouffle pernicieusement.

La route vers le col l’Aup Martin sera notre chemin de Croix. Nous nous faisons déposer par les deux Golgots belges Bernard et Renaud,  leur puissance me conforte dans l’intérêt du régime coquillages-céréales-pomme de terre, diététique futuriste ?

La descente vers le Refuge du Pré de la Chaumette sera notre calvaire, mon esprit veut s’échapper de mon corps, le Malin a déjà pris en étau mes quadriceps qui pleurent leur race.

Au cœur de la nuit nos yeux ont du mal à resté ouvert malgré notre vitesse ascensionnelle improbable.
Les 3 cols s’enchainent  passablement, je commence à douter de ma méthode d’entrainement, mes quadris aussi.

Le jour se lève, nous descendons à corps perdu vers la Chapelle, malgré notre préparation mentale notre motivation est en berne.

Retour à la civilisation,  sur la route,  courageusement nous essayons de courir, manifestement notre opiniâtré n’y fera rien.  Est-ce la banqueroute, pire l’abandon? 

Sur le bord de la route l’ami Chocapic me salue. Il devine la vulnérabilité et le désarroi sur mon visage.  Fixement, il m’encourage comme il se doit.

L’arrivée dans la Chapelle sonne comme un requiem. Seb est décidé, la mort dans l’âme, il dépose son dossard. Notre voyage commun s’arrête là, cela restera l’un des souvenirs les plus fort de cette aventure.


"Chuck Norris n’abandonne jamais, c’est la course qui abandonne"


"Rémy Marcel n’abandonne jamais, plutôt vomir dix fois que d’abandonner"

Speedy Damien et Wonder Caro unissent leur Spirit Power, leur puissance thaumaturgique m’envahit littéralement. Je vais faire une sieste.

J’invoque Richnou et Skippy, puissent-ils me redonner des pieds et le fighting power.
Je repars avec ardeur.  Je me transcende, et calque ma foulée sur celle de Caro la gazelle.

Le refuge des Souffles est méthodiquement rejoint, une pause et de l’eau me permettent de recharger mon flux thermodynamique. 

C’est maintenant seul dans cette montagne qui je progresse. La nature veut communiquer avec mon esprit,  ruisseaux, dalles, rochers, fleurs, arbres, insectes,  je m’enrichis  de chaque rencontre. Je me sens vaillant.

Méditation Énergisante photos : http://lamiricore.fr/
Quelques mètres avant la Vaurze, alors que je suis en pleine méditation énergisante, je retrouve l’ami Benco et son ami Nesquik, ils décident  chaleureusement de m’accompagner jusqu’au col. Leurs encouragements spirituels me suivront jusqu’à la fin. Ils poursuivent leur aventure et disparaissent dans la brume tels deux condors majestueux.
Le soleil chauffe pour la première fois mon visage salé,  mes jambes s’adaptent et encaissent la longue descente vers le Désert.
Avec surprise  j’aperçois mon ami Vince, le pacer de Jeff qui a abandonné à cause de ses  pieds en putréfaction et de son angoisse de la nuit froide et obscure.

A Côte Belle, sous le déluge, nous grimpons à bonne allure, derrière Arnaud le Viking est sur le point de nous rattraper, le salopard il doit grimper à plus de 800m/h. Vince fier et conquérant ne lâche pas et me tire sur le sentier de boue. Nous basculons vers Valsenestre toujours en état de contrôle spiritique méditatoire.

Nous glissons avec vélocité le long des lacets savonneux. A Valsenestre je retrouve mes deux Princesses et mes amis. Deux belles diablesses me  prodiguent  un massage  à vous réveiller les chakras.
Deux tours de cadran et une horde de coureurs plus tard, je reprends la route de la Muzelle.

Au col, la horde de valeureux est désormais derrière, nous allumons nos phares,  dans le brouillard j’azimute plein nord, les pierres et la neige fondent sous mes pas cadencés.

Sur les derniers mètres de la descente,  ma détermination s’évapore et mes cuisses transformées en marbre antique ne réagissent plus aux sollicitations psychiques.
C'est alors que je conjure les esprits de la forêt, rien n’y fera,  ni les trolls et ni les lutins.

Visite de Vénosc la Belle, nous nous engageons dans l’ultime grimpée. Les souvenirs se bousculent, mes bras frêles poussent sur mes bâtons écaillés et tordus.  

La lumière urbaine m’illumine enfin, le silence s’installe, je me transporte jusqu’à l’arrivée, Arnaud et Jeff m’accueillent joyeusement malgré l’heure indécente. Sous l’arche, j’embrasse mes camarades avec une émotion partagée.

mercredi 3 août 2011

TOE - Parlons Peu

  • Gros morceau difficile à ingurgiter, digestion très lente.
  • Rencontre de Seb, coéquipier d'infortune
  • Nickel jusqu'à Vallouise
  • La nuit faut faire dodo, gros coup de Calgon jusqu'au Valgo
  • Cuisses qui pleurent, longues sont les heures!
  • Persuadé d'abandonner
  • Seb ce fut un immense plaisir de partager la route avec toi, on se reverra!
  • Damien aux petits soins, je repars
  • La fin un régal, beaucoup de plaisir, plein de rencontres. 
  • Caro accompagnatrice de charme me Souffle
  • L'ami Banania et son compère Frosties me boostent
  • Vince pacer de choc me pousse
  • 41:12:00 pour boucler le machin, 16ème au final, inespéré!
  • Merci NoNo, t'es un boss! Merci de ne pas récidiver...
  • Loic casse la baraque
  • Jeff se préserve
  • Christophe fait le fainéant
  • Nico vole
  • Eric survole
  • Lucas impérial
  • 5 mecs sous les 37:35:00... 
  • Merci à tous

TOE - Parlons Chiffres

 Du grain à moudre pour les statisticiens...

Temps : 41:12:00
Kilomètres : 190km
Dénivelé : 11900m
Vitesse moyenne: 4,6km/h
Temps de pause : 4:31:13
Vitesse moyenne ascentionnelle montée : 540m/h
Vitesse moyenne ascentionnelle descente : 870m/h



Heures de passage Temps intermédiaires Classement
Départ - Les 2 Alpes 27/07/2011 08:08 0:00:00 0
CP1 - La Grave 27/07/2011 13:32 5:24:10 19
CP2 - Mônetier les Bains Entrée 27/07/2011 17:14 3:41:42 15
CP3 - Mônetier les Bains Sortie 27/07/2011 17:33 0:19:14 13
CP4 - Vallouise Entrée 27/07/2011 20:30 2:57:03 12
CP5 - Vallouise Sortie 27/07/2011 20:59 0:28:41 10
CP6 - La Chapelle en Valgaudemar Entrée 28/07/2011 08:33 11:34:03 13
CP7 - La Chapelle en Valgaudemar Sortie 28/07/2011 10:23 1:49:44 16
CP8 - Valsenetre Entrée 28/07/2011 17:48 7:25:26 13
CP8 - Valsenetre Sortie 28/07/2011 19:30 1:41:34 24
CP9 - Venosc Entrée 28/07/2011 23:44 4:14:28 16
CP9 - Venosc Sortie 28/07/2011 23:56 0:12:00 16
Arrivée - Les 2 Alpes 29/07/2011 01:24 1:27:45 16

mardi 24 mai 2011

Verticale du Grand Serre 28 mai


Où aller faire de l'exercice ce weekend?


A la 2ème édition de la Verticale du Grand Serre,  une  grimpette de 1000m de dénivelé sur 1,9km (c'est court )

En 2010, le chrono a fumé et Serge Garnier a trottiné  35'29.

A deux pas de Grenoble,  c'est beau,  aux pieds des lacs de Laffrey,  c'est bien, organisé de main de maitre par les petits gars du DSA.

Faut y aller !

Tous les renseignements sur le site de la course :
http://verticalgrandserre.free.fr/

vendredi 1 avril 2011

Rodio Stat


On ne présente plus le maitre Rodio fin gastronome du monde de la course à pieds et initiateur de la méthode de cotation qui porte son nom.

Jusqu'à présent je m'étais peu intéréssé à sa méthode.

Puis par curiosité en voulant voir l'évolution de mes scores, je l'ai tableurisé sur les courses où j'ai pu trouver une cotation.

Je dois bien dire que les résultats sont assez fidèles à mon ressenti sur ces courses à ces moments là (grosse patate, sur le toit, mal géré, blessé, ..)

Du coup j'en ai retiré une échelle perso :

  • 1350  je suis entrainé et je m'arrache.
  • 1300  je suis entrainé et je gère.
  • 1250 je suis en forme mais je me traine.   
  • 1200 et moins : chiffon carpette, j'ai déconné, pas en forme, coup de Calgon, ou tout autre excuse bidon.


vendredi 25 février 2011

Le bout de Belledonne ou le Trail des Huiles


Torturé pour y aller je n'ai pas été déçu!

Le parcours, beau,  varié, courant,  facile sans la neige, mais avec la neige faudra pas compter pas sur moi !

Je me suis bien fait plaisir, j’ai surtout eu la confirmation que ma cheville en carton plâtre tenait enfin  la route.
J’ai pu lâcher la bête dans les descentes, grisant! J’étais comme un gosse,  « Hé, les gars regardé je descends dans les cailloux, même pas mal ! Hé  les gars je me nique même pas le cheville, c’est top ! » Grosse satisfaction du weekend, le retour de la confiance !

Je visais moins de 3h, j’ai géré les 25 premiers km, puis j’ai mis un coup sur la fin histoire de venir grappiller quelques places.  Gros boulot de VMA en perspective si je veux retrouver un peu de vitesse. Parce que là je me faisais littéralement poser de chez poser sur le plat, petit coup au moral !

Je dirai rien sur l’organisation, un fiasco totale comme on aurait pu s’en douter avec les loustics à la manœuvre! Balisage inexistant, une équipe d’organisation qui a la grosse tête,  seulement 2,5 bénévoles, pas sympas en plus, rien aux ravitos, ambiance pourrie,  des crêpes au Nutella qu’on n’a pas envie d’en rependre 4, tout comme le vin chaud.

Je reviendrai l’année prochaine avec la neige ce coup-ci, n’est-ce pas  Loïc!

Bravo à Loïc, Nono, Lolo et Jeff  pour l’organisation et merci pour les encouragements.

Faut vraiment que je perde cette vilaine bidoche, ça se voit même sur les photos !

Finger in the noze!





mercredi 26 janvier 2011

Trail des Huiles 19/02/11

Inscrit de force par Arnaud, pas le choix, je suis donc contraint et forcé d'aller boire des canons à la Table, et d'aller courir dans la boue, la glace  et la neige. Je ne sais pas par quoi je commencerai?

Un bon weekend en perspective avec les copains qui seront dans l'organisation, ça promet!

30km ca va  faire long tout de même. Bon c'est beau, mais 30km c'est long tout de même.

A ce qui parait il y aura un super repas à la fin et de la bière. Faut bien se trouver de la motivation.

Allez venez, c'est beau Belledonne!


Sites de la course.

http://www.raidlight.com/spip.php?page=course_fiche&id_course=149&id_secteur=1

http://bellesgrimpes.free.fr/index.php?page=trail



lundi 26 juillet 2010

RestonicaTrail, Pietra et Cacahuètes

Corte, samedi 3 juillet, 4h30 il fait déjà bien chaud, 15min d'échauffement pour rejoindre la ligne d'arrivée depuis le camping. Là-bas, je retrouve Jean-Christophe et les autres copains. Je pointe, direction l'arche de départ, la musique à donf dans la rue, ce sont les voisins qui doivent être contents ! Ça attaque par les escaliers de Corte. Puis rapidement la montée vers l'Arche de Scandulaghu, devant Dawa et Guillaume ont déjà mis les voiles. Tout le long de cette montée je garde prudemment mon rythme, un petit 1000m/h. Le jour se lève, les couleurs sont superbes.

J'arrive au sommet, je n’ai pas vu l'Arche, dommage. Je suis rassuré, les sensations sont bonnes, mon entrainement spécial Pietras, Plages et Saucissons n'a pas fait trop de dégâts. Je reste à distance derrière un groupe de coureurs locaux je dois être dans les 10. Le single alterne les montées et les descentes.

Nous sommes trois à attaquer la descente vers la bergerie Conia, on rate le chemin de descente et on enquille sur la piste. Pas de pot je suis avec deux corses qui ne connaissent pas le parcours ! Nous sommes obligés de ''sanglioter'' pour récupérer le bon chemin. Il reste ensuite 5 km de piste vite à avaler avant la première vraie descente pour rejoindre la Refuge de la Sega .
En arrivant au lac de Ninu (©Restonicatrail)

Du refuge jusqu'au Lac de Ninu c'est la partie la plus exigeante, une succession de montées et de relances jonchées de cailloux, de dalles et de bruyères qui vous chopent les godasses à la moindre occase ! Sales bêtes ! Je laisse des cartouches dans cette section. Enfin le Lac de Ninu, superbe, arrêt express, j'ai les pieds trempés après avoir pataugé dans les pozzines. Je suis toujours bien en canne, par contre je commence à souffler comme un bœuf. Le sentier est toujours très exigeant.

Arrivée au refuge de Manganu, petit ravito, avant t'attaquer la grosse difficulté mais aussi le plus beau passage, la brèche de Capitellu. Nous suivons toujours le Gr20, qui là devient carrément technique, obligé de mettre les mains dans certains passages. Je sens le coup de Calgon se profiler, j'avance plus un Cachou 600m/h au taquet, les crampes pointent leur nez, d'abords le quadri droit puis le gauche, je gère. Puis pour m'achever les adducteurs, là je gère plus rien, ouille ca pique. Heureusement les crampes passent rapidement. Je poursuis, et je m'accroche à Christophe, un gaillard bien sympa qui me raconte ces exploits VTT dans le secteur et me décrit les plantes locales. Nous prenons pieds sur le névé final, l'hélico tourne au dessus de nous, je fais mon intéressant pour être dans la boite (hé ! hé ! ça a marché !), on passe la brèche, magnifique.
Montée à la Brèche de Capitellu  (©restonicatrail)

Ensuite c'est The Descente, la plus technique que je connaisse sur une course, dalle, pierriers, câbles, névé, tout y passe ! Je me fais plaisir, un peu trop dans mon élan je descends dans un ravin, (je suis sur que ca passait pourtant) obligé de remonter chercher le bon sentier. Je suis à bout de souffle après 5m de dénivelé, première alerte.
Descente de la Brèche (©restonicatrail)

Lac de Capitellu (©restonicatrail)

Passé le lac de Melo, on enquille dans un méga éboulis de la mort ! Je commence à ventiler sévère. Je n'ai plus de watt. J'arrive carbonisé aux bergeries de Grotelle, je ne peux rien avaler. Je me repose au moins 10min avant de repartir.


Frais comme un gardon
Bergeries de Grotelle
Heureusement ma doudou est là pour me réconforter. Ce n'est pas la grande forme, j'arrive juste à trottiner sur le plat et la descente, et encore quand ce n'est pas piégeux (c'est à dire pas souvent !) La traversée vers chez César me paraît interminable. Jean Louis Benedetti me rattrape nous discutons et partageons notre désespoir à chaque petite remontée.

Chez César
Je retrouve ma chérie au ravito. Je sais que cette montée sera longue, j'ai vue juste, 1h10 pour faire 680m, pause toutes les 5 min, pas de souffle, impossible de récupérer. J'ai l'étrange impression d'être à l'agonie, sans oxygène mais en même temps je ne souffre pas, je n'ai pas mal aux jambes, je me fais même plutôt plaisir. Je mets ça sur le compte d'une mauvaise oxygénation de mon cerveau.

Au col, j'en profite pour trottiner et rejoindre le ravito de la bergerie d'Azo. Là encore, je me pose un bon moment, accompagné des musiciens du groupe Diana di l'alba qui mettent l'ambiance. Je repars vers la Tavignanu, début correct, normal, ça descend, puis dés le premier coup de cul (20-50m D+), je rame comme un malade.
Une fois entrée dans les gorges de la Tavignanu, c'est pire, la chaleur est accablante. Je suis cramé et obligé de m'arrêter toutes les 5 minutes pour reprendre mon souffle, sans succès. Juste avant d'entrer dans Corte, je me fais doubler par la fusée Sandra Martin ! Je traverse les ruelles de Corte sous les applaudissements des badauds, bonne ambiance encore ! J'en termine avec cette balade en 11h12, 12ème, vite une Pietra !

Je récupère un sac finisher bien garni, avec en autre un couteau Corse et une Pietra. Je rejoins Guillaume Millet et les premiers finishers au bar. (Dawa et Guillaume Lenormand ont explosé le record en 8:44 sacré perf !). 10min sont passées depuis mon arrivée et Guitoune le flamby est en train se liquéfier. Je ne sens pas le truc, je rejoins la tente des secours pour me poser un peu. Je suis en hyperventilation, je n'arrive toujours pas à récupérer mon souffle.
Avec l'aide de l'infirmière, il me faudra une 1 heure pour être sur pieds. Le Doc de course vient me visiter. Je lui fais le topo des symptômes, hyperventilation, sifflements et compagnie : Le Doc : « Mais elle est où votre Ventoline ? » Moi : « Quelle Ventoline ? » Doc : « Parce que là vous faite de l'asthme de l'effort » Moi : « A bon c'est nouveau ca vient de sortir?» Cool, je ne repartirai pas bredouille, j'ai gagné de l'asthme youpi !
Sur mon brancard, je vois défiler les coureurs, Nico termine en 11h47, 18ème. Martine sur le Tavignanu se classe 2ème. Jean Christophe améliore son temps de l'année dernière, sans forcer, 19ème.

Superbe course, surement l'une des plus belles sur ce format, très exigeante, mais magnifique. L'organisation est impeccable, le balisage aussi. Ambiance conviviale sur les ravitos, avec des bénévoles efficaces et sympas. Si je devais mettre une note ce serait 20/20 rien que pour le parcours et la(les) Pietra à l’arrivée !